Mon coworkation aux îles Lofoten, et l’équilibre travail – vacances

coworkation Lofoten Arctic Coworking Lodge

Jamais 2 sans 3 dit-on. J’ai déjà écrit à propos de mes deux premiers séjours de “coworkation” : à Sun and Co. en Espagne au début du printemps, puis à Novovento aux Açores au début de l’été. C’est donc en toute logique, au début de la troisième saison, que je vis ma troisième expérience de coworking et coliving.

En réalité, j’avais décidé de ce séjour dès le printemps. Je n’avais pas hésité longtemps en apprenant l’ouverture prochaine de ce lieu d’accueil très particulier. Et comme si les choses n’arrivaient jamais par hasard, un projet de voyage dans les mêmes contrées s’est réactivé au même moment entre un ami et moi.

Le nord, et le nord du nord !

Le projet de voyage, c’était la Norvège. C’est beau la Norvège ! Mais c’est loin la Norvège ! Et c’est grand la Norvège ! Alors Olivier et moi savons déjà qu’il nous faudra faire des choix. Lui n’aura droit qu’à 15 jours de vacances. Et pour moi, désormais, prendre des vacances revient à abandonner mon travail, mon auto-entreprise, mes clients, mes revenus. Je sais qu’il sera difficile de travailler au cours d’un tel voyage. Nous nous contenterons donc de découvrir ensemble une partie du sud et du centre de la Norvège, commençant notre parcours à Oslo et le finissant à Trondheim.

Oui mais, pour moi, la solution Arctic Coworking Lodge vient compléter parfaitement le ce projet. Arctic Coworking Lodge ? Quèsaco ? C’est un nouveau lieu de coliving et coworking, probablement le plus septentrional au monde. Il est situé dans les îles Lofoten (prononcez loufoutèn s’il vous plaît), dans le comté de Nordland (littéralement, la “terre du nord”) et, pour que ça soit encore plus parlant, à l’intérieur du cercle polaire arctique. En bref, dans un endroit très différent de tous ceux que j’ai pu découvrir jusqu’à présent.

coworkation Lofoten plage
Aux Lofoten, la plage n’est jamais loin de la montagne (et inversement).

Arctic Coworking Lodge : une très jeune histoire

Rolf et Stian, deux jeunes diplômés, Norvégiens du sud, sont tombés amoureux des îles Lofoten lors d’un voyage à dominante surf. Suite à cela, ils ont eu l’idée de venir s’y installer et d’y monter ce “tiers-lieu” hors du commun.

Ils trouvent une ancienne maison de pêcheurs, au bord d’un fjord. Au moment où je réservais mon séjour, ils en étaient encore à faire les travaux de transformation intérieure. Mais ils publiaient déjà le genre de photos qui font vraiment rêver.

En juin, ils accueillaient leurs premiers clients. Et quand j’y arrive, le 18 septembre, ils en ont déjà eu beaucoup. La plupart passent ici quelques jours, d’autres 2 ou 3 semaines peut-être. Et puis il y a le cas de Terri, cette graphiste web qui fait déjà partie des murs. Il y a aussi le cas de Sam, venu lui aussi d’Angleterre mais avec la particularité d’avoir effectué presque tout le trajet à vélo. D’ici quelques semaines, il reviendra pour son deuxième séjour ici, en avion cette fois.

Un “feu d’artifices” en cadeau de bienvenue

Pour ma part, je suis reçu comme un dieu ! Je ne parle pas seulement de l’accueil dans la maison que je partagerai pendant un mois. “Mère Nature” elle-même m’offre un cadeau inespéré ! Quelques heures après mon arrivée, le ciel s’illumine d’aurores boréales. Nous sommes pourtant encore loin de la “haute saison” pour ce phénomène. Je n’en crois pas mes yeux !

J’avoue que j’étais loin de penser aux aurores boréales, ce soir-là. J’étais un peu fatigué du voyage bien sûr. Mais surtout, mon esprit était en pleine digestion des superbes images encore toutes fraîches de l’atterrissage à Leknes et des quelques kilomètres pour arriver jusqu’à Arctic Coworking Lodge. Et j’avoue aussi que, même si j’espérais avoir la chance d’assister à ce spectacle au moins une fois pendant mon séjour, je savais que rien n’est jamais garanti avec la nature. Je n’en faisais donc pas une fixette, pour ne pas risquer la déception.

coworkation Lofoten aurores boréales
Aurores boréales depuis la plage de Unstad (crédit photo : Ryan Osman Photography – www.rosmanphoto.com)

Coworkation, une question d’équilibre

Après les vacances, il est temps pour moi de me remettre au travail. Plus facile à dire qu’à faire ! Ici plus qu’ailleurs peut-être (ou bien est-ce aussi parce que j’étais presque totalement déconnecté du travail depuis 2 semaines ?), ça n’est pas simple de faire en sorte que l’équilibre de mon coworkation permette de récupérer mon retard côté pro…

Effectivement, la question de l’équilibre entre les 2 composantes work (travail) et vacation (vacances), est sensible (voir dans cet article ma définition du coworkation). Mais il ne faut pas raisonner court terme, ni en termes de quantité de travail. Il faut bien comprendre que le coworkation a des avantages à moyen et long terme, sur la qualité de vie, mais aussi à court et moyen terme sur la créativité.

Alors oui, je ne dis pas que c’est facile de rester concentré sur le travail dans une ambiance très cool et un entourage très tourné vers le surf, même quand on n’est pas surfeur soi-même. Je ne dis pas non plus qu’il est facile de résister à l’envie de partir explorer ces îles extraordinaires, ces paysages impressionnants et qui changent en permanence selon l’heure du jour et les conditions climatiques.

Mais je vous assure aussi que travailler avec ce fjord et cette montagne en face ou, mieux encore, au retour d’une excursion qui m’en a mis plein les yeux, ça inspire bigrement ! C’est d’ailleurs bien là l’un des intérêts principaux du coworkation : par l’immersion dans un environnement différent de l’ordinaire et par les contacts avec de nouvelles personnes, l’horizon des possibles devient à la fois plus clair et plus large.

Écrivez-moi en commentaire ou en message ce que vous pensez de ce genre d’expérience. Et sachez que je vais probablement proposer très bientôt un séjour de coworkation “neige, surf et aurores boréales” en collaboration avec Arctic Coworking Lodge et un autre partenaire. Contactez-moi dès maintenant si cela vous intéresse.

Enfin, en complément de cet article, sachez que j’ai rapporté quelques belles photos de ce très bel environnement que constituent les îles Lofoten. J’en ai rassemblé quelques-unes, ainsi que 2 généreusement offertes par un photographe chevronné (et mieux équipé que moi), dans un calendrier pour l’année 2019. Vous pouvez encore commander ce calendrier depuis la boutique en ligne Lulu la plus proche de chez vous. Il vous suffit de cliquer ici et de choisir un calendrier dans la langue de votre choix. Attention, vous risquez de ne pas résister à l’envie de partir pour cette destination extra-ordinaire ! 🙂

Coworking – coliving, épisode nº2… et ma définition du coworkation

terrasse bureau jardin

Il y a quelques mois, je vous parlais de ma première expérience de coworking et coliving, en mars et avril à Sun and Co. (Jávea, Espagne). Je vous faisais part de la puissance d’une véritable communauté de co-travailleurs (coworkers). Et je vous annonçais qu’avant de revenir à Sun and Co., j’allais renouveler l’expérience dans un autre lieu à l’automne.

Eh bien, même si j’ai attendu la fin de l’année pour en rendre compte ici, sachez que j’ai tenu parole… Et sachez aussi que je n’ai pas attendu l’automne ! J’ai en effet improvisé un autre séjour de coworkation dès le mois de juin !

Préambule : qu’est-ce que le “coworkation” ?

J’ai lâché le mot “coworkation“. Je dois probablement vous expliquer ce qu’il signifie. Ce mot est la contraction en anglais de coworking (co-travail) et vacation (vacances). Peut-être qu’un jour la langue française inventera le mot “travacances”…

Mais j’entends déjà votre question : “Travailler pendant les vacances ? Jamais de la vie !” Et vous avez bien raison ! Des vacances où vous emporteriez du travail, ce ne serait plus vraiment des vacances… Par contre, vous accorder des moments de détente et d’évasion de l’esprit sur votre temps de travail permet d’améliorer votre performance au travail. C’est démontré.

Le coworkation pousse cette idée un peu plus loin : sortir de temps en temps de votre environnement de travail ordinaire, c’est bon pour votre créativité. Tout cela est plus facile lorsqu’on est entrepreneur, me direz-vous, et vous avez probablement raison. Mais les choses commencent aussi à changer pour les salariés. En France, une évolution de la réglementation du travail en 2017 a notamment donné un cadre plus favorable au télétravail dans les entreprises.

Alors pour conclure ce préambule, je vous livre ma propre définition du coworkation

Le coworkation est un séjour combinant coworking et activités de loisirs, détente et découverte, dans un cadre différent de l’ordinaire, et dans un esprit collaboratif et communautaire basé sur le partage d’expériences, de savoirs, compétences, idées, contacts et autres informations.

L’appel d’un vent nouveau venu des Açores

Un mois à peine après avoir dit au revoir à la “Sun and Co. family”, j’éprouvais déjà le besoin d’un environnement stimulant pour ma nouvelle vie d’auto-entrepreneur géo-indépendant. Je m’apprêtais à réserver un séjour dans les Balkans, où l’on m’avait recommandé Coworking Bansko, une autre très bonne communauté de coworkers nomades au milieu des montagnes bulgares.

A ce moment-là, les réseaux sociaux me livrent une proposition à laquelle je n’aurais jamais pensé. Cette proposition, c’est celle d’un nouveau lieu de coworkation situé sur l’île de São Miguel, dans l’archipel portugais des Açores. Comblant ma grande ignorance sur ces territoires, une rapide recherche et quelques photos suffisent à me décider.

D’abord, les Açores, c’est le  Portugal : un pays et une langue qui me séduisent et que j’aimerais mieux connaître, ainsi que l’extrême simplicité de voyager au sein de la zone euro. Ensuite, São Miguel est la plus grande des îles Açores. Elle comprend 3 massifs volcaniques, elle est verte et fleurie. Enfin, Novovento, le lieu d’accueil me séduit déjà à distance, par ses photos, par ce que transmet son site internet et par les premiers échanges de message avec les hôtes, Émilie et Karl.

vue Novovento
La vue depuis la maison et le jardin, à Novovento. Entre volcan à gauche et océan à droite, il y a aussi ceci !

Mon arrivée à Novovento

Et c’est ainsi qu’au mois de juin, je m’installe à Ginetes, petit village situé sur la pointe occidentale de l’île de São Miguel, dans l’archipel des Açores.

Novovento, ça veut dire “vent nouveau” en portugais. C’est un concept qu’Émilie et Karl, appliquent à eux-mêmes et proposent à leurs clients. Et c’est un concept qui me va bien aussi, puisque j’en suis encore aux premiers mois de ma nouvelle aventure personnelle et professionnelle.

Je me suis tout de suite senti bien dans cette belle maison açorienne. Depuis le jardin et la terrasse, avec vues sur le volcan d’un côté et sur l’océan de l’autre, jusqu’à ma chambre avec une vue encore plus dégagée sur l’océan, en passant par les espaces de vie au rez-de-jardin et la veranda – salle de travail panoramique, je n’ai que l’embarras du choix entre différentes ambiances toutes aussi séduisantes les unes que les autres.

Mon quotidien à Novovento

Mes journées à Novovento sont toutes différentes les unes des autres, parce que j’aime ça. Mais voici à quoi elles ressemblent : 

  • Je commence ma journée par un petit-déjeuner au soleil sur la terrasse, et je commence à travailler au même endroit.
  • Lorsque le soleil devient trop chaud, je m’installe dans la véranda pour poursuivre mon travail à l’ombre, mais toujours avec la vue sur l’océan
  • Je m’interromps quelques instants, au son du klaxon, pour acheter aux marchands ambulants quelques fruits et légumes, quelques bon fromages de chèvre frais, etc.
  • A un moment de la journée, je pars explorer l’île, prendre quelques photos, faire une randonnée, admirer le coucher de soleil sur la plage de Mosteiros, ou encore visiter Ponta Delgada et y faire le marché…
  • Parfois, je m’accorde la journée entière pour explorer plus loin et plus à fond, ou pour profiter longuement de la beauté et du calme de la nature. Parfois, je reste toute la journée à Novovento.
  • Je prends parfois mes repas seul, au moment qui me convient. Soit en le préparant moi-même, soit en profitant des bons plats açoriens de la voisine. Parfois, je partage le repas avec Emilie, Karl et les autres résidents temporaires. Parfois aussi, Emilie et Karl organisent un bon barbecue ou un dîner à base d’excellentes crêpes.

Mes rencontres et collaborations à Novovento

Certes, Novovento n’en est qu’à ses débuts. Je côtoie donc assez peu de coworkers. Mais ça n’est pas pour autant que je me sens seul ! D’une part, Émilie et Karl sont toujours présents pour rendre le séjour à la fois confortable, agréable et productif. Et d’autre part, ils accueillent des touristes pour des séjours de quelques nuits et les échanges sont souvent très enrichissants.

Plusieurs se prêtent même au jeu des échanges de connaissances et autres groupes de réflexion. Et ça marche ! Ces personnes étaient venues en vacances et elles découvrent avec intérêt le coworkation. On y fait de l’échange linguistique, on échange sur nos projets personnels ou professionnels… Je partage aussi mes modestes connaissances sur le blogging, j’apprends sur les outils d’enseignants en ligne…

Enfin, Karl pilote plusieurs ateliers pour m’aider sur mes idées du moment, avant qu’elles ne deviennent projet. D’ailleurs, ce projet deviendra bientôt réalité. Vous en saurez plus prochainement, et vous verrez donc que ces ateliers créatifs auront été utiles !

Novovento workshop
Atelier créatif encouragé par un apéritif

Et après ?

J’ai passé 5 semaines de coworkation très agréables à Novovento, prolongeant de quelques jours la durée initialement prévue. J’y ai trouvé un très bon équilibre entre travail et détente, entre introspection et partage aussi, dans un cadre favorable à la productivité et à la créativité.

J’ai aussi découvert les Açores, ce petit morceau de Portugal au milieu de l’Atlantique, et particulièrement cette belle île très fleurie de São Miguel, ses superbes panoramas, ses volcans et ses côtes. Avant de rentrer en France, j’ai aussi visité rapidement l’île de Terceira. 

Je reviendrai assurément aux Açores, à São Miguel et à Novovento. Mais sans attendre, je garde des amis, des gens avec qui partager nos projets respectifs, nous entraider, peut-être même collaborer. D’ores et déjà, un vent nouveau souffle en moi.

Vous voulez en savoir plus sur Emilie, Karl et Novovento ? J’ai collaboré très récemment avec Nicolas, du site ABC Argent, sur un article – guide dédié à la reconversion professionnelle et nous en parlons dans la partie témoignages. N’hésitez pas à aller le lire en cliquant ici.

Traduction publicitaire : une première réussie !

Bilan de mission traduction publicitaire

Au tout début de ce mois de juin, j’ai été contacté par l’agence de communication Delasource pour une mission d’un nouveau genre pour moi : la traduction publicitaire. Il s’agissait de traduire, du français à l’espagnol, une campagne de publicité pour 2 grands acteurs mondiaux du commerce en ligne.

La traduction publicitaire : intérêt et spécificités

Cette première m’a confirmé dans l’idée que la traduction publicitaire est une activité très intéressante. Hors de question ici de faire de la traduction automatique ni même de la traduction littérale : il faut savoir adapter la traduction du texte original pour qu’elle reste fidèle aux concepts marketing du message publicitaire. Il faut bien prendre en compte les images qui accompagnent le texte, ainsi que la cible visée et le ton ou registre de langue choisi. Parmi les critères à prendre en compte pour produire une traduction pertinente, en ce qui concerne la cible, j’identifie notamment l’âge, la catégorie professionnelle, le niveau d’éducation, le cadre de vie (urbain ou rural) et bien sûr le pays. En effet, si je prends le cas d’une traduction à l’espagnol, au-delà des différences de vocabulaire entre l’Espagne et tel ou tel pays d’Amérique Latine, il faut aussi tenir compte des différents modes d’expression. Par exemple, le tutoiement fait partie du registre courant en Espagne, mais pas dans la plupart des pays d’Amérique Latine.

Sur cette mission, mon client m’a fourni, dès notre premier contact, toutes les informations nécessaires pour que je puisse livrer une traduction à la fois fidèle au message et pertinente pour la cible. Lorsque le traducteur n’a pas les données complètes, il est bien entendu de son devoir de les demander avant même d’établir son devis.

Bilan de cette mission de traduction publicitaire

Qu’est-ce qui m’a plu dans cette mission ? L’intérêt lié aux spécificités que je viens de décrire, le fait que ce genre inédit pour moi m’ait permis à la fois d’apprendre et de réussir, les échanges très fluides et surtout la grande satisfaction de mon client qui me permet de maintenir mes notes au niveau maximal sur les 3 critères de la plateforme Malt (qualité, respect des délais, communication), accompagnées de l’avis suivant : “Un travail très sérieux et une grande réactivité.”

Qu’est-ce qui m’a déplu ? Ce fût une mission trop courte ! Mais nul doute que j’aurai l’opportunité de réaliser d’autres missions de traduction publicitaire, pour ce client et j’espère aussi pour d’autres !

Ma première expérience de “coworking” : quelle puissance !

Après plus de 20 ans d’expérience professionnelle en entreprises, cela fait un trimestre que je travaille en tant que freelance, travailleur indépendant, auto-entrepreneur mais aussi que je télétravaille à 95 % de mon temps, en utilisant internet et les technologies de l’information et de la communication pour travailler et pour contacter mes clients. Les questions qu’on me pose le plus souvent, et que je me suis aussi posées plusieurs fois à moi-même, sont en lien avec l’isolement, l’absence de contact direct, la perte de vie sociale, etc. La réponse à ces questions, c’est que télétravailler ne signifie pas forcément travailler toujours seul, chez soi ou dans son propre bureau : on peut tout à la fois télétravailler et cotravailler, même en tant que travailleur indépendant ! Ce qui va faire exploser le télétravail dans les prochaines années, c’est le cotravail, plus connu sous le terme coworking.  Dans cet article, je vous parle de ma première véritable expérience de coworking qui m’a permis de me faire une idée de la puissance de cette nouvelle forme d’organisation du travail, applicable tant aux salariés qu’aux entrepreneurs.

Où se déroulait cette première expérience de cotravail ?

J’ai passé un mois à Sun and Co, un espace de coworking situé à Jávea, petite ville historique en bord de mer, entre Valencia et Alicante, en Espagne. Tous les espaces de coworking ne se ressemblent pas. Sun and Co a un positionnement et un caractère bien particuliers : bien plus qu’un simple tiers-lieu qui ne mettrait à disposition qu’un local, des moyens logistiques et des services de cafétéria par exemple, Sun and Co est à la fois un lieu de travail, un lieu de vie et une communauté de “télétravailleurs géo-indépendants” (ma dénomination préférée en français pour ce que les anglo-saxons appellent location independent workers, notion plus large encore que digital nomads).

première expérience de coworking_sunandco
A Jávea, l’espace de coliving et coworking Sun and Co.

Avec qui ai-je partagé cette expérience de coworking ?

La plupart des personnes avec lesquelles j’ai cotravaillé ici sont freelances ou entrepreneurs, mais on y trouve aussi quelques salariés d’entreprises innovantes en matière d’organisation du travail et de QVT (qualité de vie au travail). Ces entreprises offrent à certains de leurs employés la possibilité de travailler d’où ils veulent pendant des périodes plus ou moins longues. S’agissant donc d’un public de travailleurs nomades, la plus grande richesse de la communauté est sa variété en terme d’origines, de nationalités, de compétences, d’expériences et de domaines d’activités professionnelles. On y entend parler de nombreuses langues, mais la langue commune est l’anglais. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les télétravailleurs géo-indépendants ne sont pas tous des génies de l’informatique, fondateurs de start-ups et passionnés de surf ! J’y ai rencontré des ingénieurs informaticiens et des startupers bien sûr, mais aussi des éditeurs littéraires espagnols, une journaliste anglaise, une illustratrice française, une avocate d’affaires italienne, deux photographes venu(e)s d’Autriche, et encore des spécialistes de l’édition vidéo, de l’identité graphique d’entreprises, du web design, du marketing, du community management, de la formation en ligne (e-learning), du coaching, de l’anthropologie sociale, de l’information médicale, de l’alimentation biologique, de l’enseignement linguistique, etc.

Et puis, bien sûr, les hôtes, dirigeants ou salariés, le lieu et l’esprit qu’ils ont créés et qu’ils maintiennent, contribuent aussi fortement à ce que les richesses potentielles de la communauté produisent vraiment de la valeur pour le groupe et pour chaque individu.

Qu’est-ce qui, selon moi, fait un bon tiers-lieu de travail et une véritable communauté de télétravailleurs ?

Pour les hôtes d’un tel tiers-lieu, il a d’abord fallu créer les conditions pour attirer un public à la fois varié dans ses origines, connaissances, expériences et activités, et homogène dans le sens où il partage certaines valeurs communes. Même dans le cas d’un tiers-lieu s’adressant à un public très mobile, il est important aussi d’encourager (principalement par la politique tarifaire) des séjours d’une durée d’environ un mois afin de permettre de vraies connections et un vrai sentiment d’appartenance à la communauté. Pour la même raison, et comme la plupart de ce qu’on appelle espaces de coworking (par opposition aux centres d’affaires), la capacité est volontairement limitée à une vingtaine de personnes. Pendant mon séjour, nous étions entre 12 et 18 cotravailleurs et je pense en effet qu’une quinzaine de personnes est probablement le nombre idéal.

Au quotidien, il faut aussi encourager les connections et le partage communautaire. Cela se fait naturellement, bien entendu, puisque les cotravailleurs viennent précisément rechercher du lien social dans les espaces de cotravail. Mais cela doit aussi être encouragé par des interactions plus ou moins formelles et organisées telles que des sessions de partage de compétences (skillshare) ou d’échange sur des problématiques individuelles (mastermind) et aussi des activités plus détendues (team building). La participation à ces sessions et activités est bien entendu facultative, mais elle est d’autant plus massive que les cotravailleurs sont eux-mêmes acteurs de la décision, de la planification et de l’organisation de ces événements, au cours d’une réunion hebdomadaire, par exemple, ainsi qu’au travers d’outils collaboratifs.

premiere experience de coworking_tableau
Tableau coopératif établi en commun chaque semaine à Sun and Co.

Enfin, et particulièrement pour ces tiers-lieux dédiés à des individus nomades, il est important de prolonger la communauté créée in situ par une communauté en ligne, sur les réseaux sociaux. Là, le réseautage (networking), le partage de compétences et l’échange entre les anciens cotravailleurs se poursuivront au-delà des séjours dans l’espace de coworking.

Comment s’est passée ma première expérience de cotravail ?

Vous l’avez compris, cette première expérience de coworking m’a vraiment marqué. Deux semaines après en avoir terminé, je n’ai pas fini de réaliser tout ce que j’ai pu en retirer à titre personnel et professionnel. Et j’ai pu constater que je ne suis pas le seul à partager ce sentiment.

Le constat est clair : sur la durée du séjour, chaque membre de la communauté donne collectivement, à l’ensemble du groupe, et individuellement, à certaines personnes en particulier, et de la même façon il reçoit du groupe et de certains membres, sans que ce soit systématiquement réciproque. C’est la synergie du collectif dans toute sa splendeur, qu’on peut illustrer par ces mots de George Bernard Shaw, écrivain irlandais, Prix Nobel de littérature en 1925 :

“Si tu as une pomme, que j’ai une pomme, et que l’on échange nos pommes, nous aurons chacun une pomme. Mais si tu as une idée, que j’ai une idée et que l’on échange nos idées, nous aurons chacun deux idées.”

Et plus concrètement…

Concrètement, pendant un mois, j’ai vécu en colocation et j’ai cotravaillé dans un espace agréable et fonctionnel, mais surtout j’ai rencontré près de 40 travailleurs géo-indépendants, freelances ou salariés, de diverses origines, de différents domaines professionnels, cumulant des tonnes de connaissances et d’expériences, de questions aussi…, et j’ai intégré une véritable communauté, composée par ces cotravailleurs et animée par des hôtes dont le sens de l’hospitalité n’a égal que leur altruisme.

J’ai télétravaillé autant que de besoin, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, dans diverses atmosphères à l’intérieur ou dans le patio, avec la possibilité aussi de m’isoler dans la Skype room si nécessaire. J’ai aussi profité du climat méditerranéen en ce début de printemps, de la culture et du patrimoine local, de diverses ambiances dans le village (le joli centre historique, le port, la plage et sa promenade, les bars et restaurants, certains d’entre eux constituant de possibles espaces de travail avec vue sur mer…) J’ai partagé de nombreuses activités de loisirs avec les autres cotravailleurs et nos hôtes, comme par exemple de belles promenades et randonnées tout autour.

premiere experience de coworking_skillshare
Partage de connaissances convivial sur le thème du parcours client

Qu’ai-je retiré de cette première expérience de coworking ?

Mais ce qui a vraiment fait que ma première expérience de coworking soit tellement précieuse, ce sont les relations que j’ai établies, les choses que j’ai apprises et finalement l’inspiration que je n’ai pas encore fini d’en retirer :

  • Nous avons noué des relations entre nous, travailleurs freelances et autres télétravailleurs, en partageant nos valeurs communes et notre diversité et en nous aidant mutuellement sur nos projets respectifs. C’est ainsi par exemple que j’ai aidé Sébastien Gremel Sports à peaufiner son tout nouveau site internet. C’est aussi par ces échanges le plus souvent informels que j’ai reçu des conseils, que j’ai eu de nouvelles idées pour mon organisation et mon activité professionnelle.
  • Nous avons eu chaque semaine plusieurs sessions de partage de compétences et j’ai appris sur de nombreux sujets tels que le feng shui, la composition de couleurs, l’indépendance financière, la gestion du temps et la productivité, les 5 langages de l’amour appliqués à la communication, la pleine conscience, l’observation culturelle, le parcours client, les crypto-monnaies, etc.
  • J’ai aussi participé à plusieurs sessions de mastermind et j’ai réalisé comment cela peut vraiment aider les gens à considérer de nouvelles idées et solutions, ou bien seulement à leur donner la confiance dont ils ont besoin pour avancer dans leurs propres projets.
  • Enfin, j’ai observé et j’ai appris comment interagir de façon formelle ou informelle dans ce nouveau genre d’environnement qu’est pour moi le coworking.

Et après ma première expérience de cotravail ?

Il y a deux semaines, j’ai quitté Jávea, j’ai quitté le tiers-lieu Sun and Co mais je me sens comblé d’avoir tant appris, d’avoir noué autant de relations et de faire partie de cette communauté pour longtemps. Je reste très à l’écoute de ce qui se passe sur la communauté en ligne, j’ai d’ailleurs participé avant-hier à un très intéressant remote mastermind (en ligne donc) avec des cotravailleurs que j’avais rencontrés sur place et d’autres que j’ai connus en cette occasion.

Je me réjouis de cette première expérience de coworking qui a largement dépassé mes attentes. Je séjournerai à nouveau à Sun and Co l’année prochaine, si ce n’est en fin de cette année. Je prévois aussi de passer un mois dans un autre espace du même type cet automne, dans un cadre qui promet d’être aussi inspirant que naturel… Mais je vous en dirai plus en temps voulu ! Et, en attendant, je ne manquerai pas de cotravailler et de découvrir des espaces de coworking différents, en France, tant en milieu urbain qu’en milieu rural peut-être.

Conclusion : une expérience de coworking que je recommande

Que vous soyez travailleur indépendant, entrepreneur ou salarié, si vous avez la possibilité d’expérimenter le cotravail dans un espace de coworking, je vous recommande vivement de le faire. Pourquoi ? Parce que c’est “tendance”, peut-être. Parce que c’est l’avenir, je le pense vraiment, et c’est probablement le futur proche de l’organisation du travail pour une large part des activités professionnelles. Parce que ça répond à l’évolution du monde et à ses nouveaux enjeux tels que la globalisation, l’usage des nouvelles technologies et le maintien du lien social, la qualité de vie au travail (QVT) et la qualité de vie en général, le développement des territoires, les transports, le développement durable, le respect de l’environnement, etc. Et aussi parce que, j’en suis persuadé, c’est une source de productivité pour les cotravailleurs, en raison notamment des connections qui s’établissent dans un environnement ouvert.

Si vous avez déjà expérimenté le cotravail dans des tiers-lieux et que vous souhaitez partager votre point de vue, parlez-en en commentaire. Si vous voulez en savoir plus sur mon expérience à Sun and Co et prochainement dans d’autres espaces de coworking, n’hésitez pas à me contacter !

Si vous ne l’avez pas encore fait mais que vous êtes intéressé par une première expérience de coworking, à Sun and Co ou ailleurs, si vous avez des doutes, écrivez-moi en commentaire ou via le formulaire de contact. Je me ferai un plaisir d’échanger avec vous, de vous donner quelques conseils et de vous aider dans votre démarche !

Et si vous êtes intéressé par mes services de rédaction, que ce soit sur le thème du coworking ou sur d’autres sujets, consultez mon offre de services ici ou contactez-moi !

Mes services sont disponibles sur Malt

Profil Malt Rémy Lasset

Malt, vous connaissez ? Non, je ne parle pas du malt qui constitue un des principaux ingrédients de la bière. Et pourtant, lorsque Hopwork a pris le nom de Malt, l’idée était bien d’évoquer le brassage, mais il s’agit ici du “brassage des talents (freelances et clients) qui est la base des meilleurs projets professionnels”.

Malt (www.malt.fr) est donc une plateforme de mise en relation des freelances (travailleurs indépendants) avec des entreprises de toutes tailles, depuis les start-ups et autres PME jusqu’aux sociétés cotées au CAC40, qui ont des missions à leur confier. Aussi, elle leur “permet de collaborer en toute sécurité, de la première prise de contact jusqu’au paiement.” Et l’idée du brassage de la bière est encore présente quant un des fondateurs décrit les Malters (les freelances inscrits sur cette plateforme) comme de “nouveaux artisans qui portent en eux ces qualités [de créativité et savoir-faire] et aiment le travail bien fait.”

Alors c’est évidemment une plateforme en laquelle j’ai confiance pour établir de bonnes relations et réaliser de belles missions. Vous pouvez consulter mon profil en cliquant ici. N’hésitez pas à le communiquer à toute personne ou entreprise qui pourrait être intéressée par mes services en bénéficiant d’un cadre formalisé et sécurisé pour gérer les missions. Si le cœur vous en dit, et si nous avons eu l’occasion de collaborer ensemble dans le cadre d’une des expériences que je présente dans mon profil, vous pouvez même me laisser une recommandation.

Sébastien Gremel Sports, un site web relu et corrigé

Sébastien Gremel est un “community manager freelance” (animateur de communauté indépendant), spécialisé dans le domaine du sport. Son métier consiste à développer la notoriété et la visibilité des entreprises, sportifs, clubs ou événements sur les réseaux sociaux tels que Facebook, Instagram, Twitter, etc. Au cours des derniers mois, il a notamment travaillé pour Orange sur le Tour de France 2017, puis pour le club organisateur du World Padel Tour 2017 en Andorre et enfin pour SFR Sport sur le Meeting de Paris Indoor 2018. Au quotidien, il gère aussi la communication social media de plusieurs marques et entreprises opérant dans le domaine du sport.

Lorsque nous sommes entrés en contact, Sébastien avait presque terminé de rédiger le contenu de son site internet professionnel et je lui ai proposé mes services de relecture et correction. Il est toujours intéressant de bénéficier d’un regard à la fois nouveau et rigoureux avant de publier tout type de texte, et c’est probablement plus important encore lorsqu’il s’agit du site vitrine et de l’image d’une entreprise. Bien entendu, le propriétaire du site reste maître de son contenu, et c’est donc à lui que revient la décision de prendre en compte telle ou telle modification.

J’ai suggéré à Sébastien un certain nombre de modifications pour améliorer le  contenu, la lisibilité et plus généralement l’expérience utilisateur de son site : orthographe, syntaxe, tournures de phrases, présentation, etc.

Le site www.sebastiengremel.com est maintenant en ligne et je vous invite à le consulter si vous souhaitez en savoir plus sur les services proposés par Sébastien… et juger par vous-mêmes de la qualité des textes ! 🙂

Et pour finir, je laisse la parole à Sébastien qui a bien voulu me laisser une recommandation :

Recommandation Sébastien Gremel Sports

 

Un mois d’existence et un premier client en confiance

Il y a quelques jours, ma micro-entreprise célèbrait un mois d’existence. Un mois de février consacré principalement à l’administratif, à l’organisation et à la communication. Un mois au cours duquel quelques contacts ont été pris pour de prochaines collaborations. Mais, en février, j’ai aussi réalisé mon premier contrat : la rédaction d’un article pour le blog ABC Argent.

J’avais déjà travaillé deux fois avec Nicolas, l’auteur de ce blog, et je le remercie de m’avoir fait de nouveau confiance en faisant appel à mes services. Je remercie également Nicolas pour les très bons conseils qu’il m’a prodigués, autant à travers son blog que lors de nos échanges. Il faut dire qu’ABC Argent, blog ayant pour but de “répertorier toutes les méthodes, les trucs et les astuces pour vous aider à gagner de l’argent en dehors de votre travail habituel”, est fidèle à son slogan : “100% bonnes idées, 0% arnaques”. Je ne peux que vous inviter à le consulter et à vous y abonner.

Avant de conclure, je laisse la parole à Nicolas qui a bien voulu me laisser cette belle référence suite à ma récente mission :

Capture d_écran 2018-02-22 à 11.22.17

Enfin, voici la liste de mes collaborations avec Nicolas et son blog ABC Argent, ainsi que les liens vers les articles :

News

Ici bientôt, vous trouverez des informations d’actualité sur mes activités, mes services, mes clients, etc.

Si vous ne voulez rien manquer, abonnez-vous en cliquant sur le bouton “Suivre les news” en bas de cette page.